Fin du nucléaire

Einde van kernenergie — Ende der Atomkraft


     action
Interpeller
le collège
communal !

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L'Écho des atomes

Interpellation des collèges communaux sur le plan d'urgence en cas d'accident atomique27 novembre 2017

Bouli Lanners, porte-parole de FDN et du RAN, a interpellé le collège communal de Liège sur le plan d’urgence en cas d’accident atomique, le lundi 27 novembre 2017.

Cette interpellation est la première d’une longue série à faire dans toutes les communes de Belgique par tout citoyen conscient du risque inacceptable que nous fait courir la filière de l’énergie atomique.

Sur la page ci-dessous vous trouverez conseils et documents pour vous aider à élaborer votre interpellation orale et le document écrit qui l’accompagnera.

Aller à la page consacrée à cette action

Appel absurde au Forum nucléaire belge13 novembre 2017

Appel absurde au Forum nucléaire belge (l'ASBL aux millions d'euros du lobby nucléaire belge). Cinq minutes de vidéo désopilante, par le journal Kairos (kairospresse.be), voir https://youtu.be/znaEQLBfORE

3e Forum social mondial antinucléaire 12 novembre 2017

Le 3e Forum social mondial antinucléaire s’est tenu à Paris du 2 au 4 novembre 2017. Cette rencontre internationale a été un succès avec la participation d’environ quatre cent cinquante personnes dont septante venues de vingt pays autres que la France : Allemagne, Australie, Autriche, Belarus, Belgique, Brésil, Canada, Espagne, États-Unis, Finlande, Inde, Japon, Luxembourg, Niger, Portugal, Russie, Royaume-Uni, Suisse, Turquie et Ukraine.

Trois sessions plénières, trente deux ateliers, sept films et une action théâtrale de rue ont permis d’aborder une grande diversité de problématiques liées au nucléaire civil et militaire. De la pollution des mines d’uranium au problème des déchets radioactifs, en passant par les impacts sanitaires et sociétaux de la catastrophe de Fukushima, le devenir des centrales à démanteler, la question de la mainmise du lobby nucléaire international par la stratégie de l'ignorance et les menaces pour les travailleurs, la question de l'arrêt, les risques entraînés par le recours à l’atome ont fait l’objet de présentations très détaillées.

Café serré 27 octobre 2017

Charlotte Dekoker se coupe en quatre pour nous parler du nucléaire et du pacte énergétique (en 3 minutes, dans la séquence « Café serré » sur la Première, RTBF, en présence du Ministre fédéral de la Justice, Koen Geens).
Écouter.

Pacte énergétique : consultation fantaisiste sur un pacte inexistant 21 octobre 2017

Le « Pacte énergétique », un plan pour le futur de l’énergie en Belgique jusqu’en 2050, avait été promis pour fin 2015 par la Ministre de l’énergie Marie-Christine Marghem et le gouvernement Michel. Aujourd’hui, la Ministre met en œuvre une consultation publique : « en remplissant le questionnaire en ligne vous pourrez nous faire part de votre avis sur la vision, le cadre, les mesures et les objectifs proposés. » lit-on sur le site de la consultation.

En fait de plan, rien n'existe, tout au plus un document non public de 42 pages seulement qui, de l'avis de ceux qui ont pu le consulter, est sans utilité, n'étant qu'un catalogue d'intentions vagues et non chiffrées. Sur la question cruciale de la sortie du nucléaire, il laisse la porte ouverte à une nouvelle prolongation des réacteurs en 2025.

Lire la suite sur la page consacrée à cette « consultation » : informations dont le texte et la vidéo de Bouli Lanners sur ce pacte (« Deux ans pour ne rien foutre ») et comment remplir le questionnaire de la consultation (avec des suggestions dont la demande de démission de la Ministre). Nous avons jusqu'au 5 novembre pour agir !

Nous ne serons jamais des potes 20 octobre 2017

Le texte de la vidéo facebook du samedi 14 octobre 2017 de Bouli Lanners :

Après la chaine humaine du 25 juin, nous avons, nous, les organisateurs de l’événement, rencontré les responsables d’Engie-Electrabel et de la centrale de Tihange. Que retenir de cette horrible réunion :

Ils n’en ont rien à foutre des gens.

Ils sont au-dessus du peuple.

50.000 personnes viennent manifester, ça ne les émeut pas. On aurait été deux millions, ça aurait été la même chose.

Lire (ou écouter) la suite.

Pacte énergétique 18 octobre 2017

Le « pacte énergétique », un plan pour le futur de l’énergie en Belgique jusqu’en 2050, avait été promis pour fin 2015 par la Ministre de l’énergie Marie-Christine Marghem et le gouvernement Michel. Aujourd’hui, il semble que nous en sommes encore très loin, du moins d’un plan sérieux, ambitieux et qui enterrerait définitivement le nucléaire en 2025 comme en principe prévu par la loi actuelle.

Depuis quelques semaines, il circule un document non public rédigé par des fonctionnaires de l’État et qui doit servir de base de négociation entre les 4 Ministres de l’énergie (du fédéral et des trois régions). De l’avis de ceux qui on pu en prendre connaissance, ce document, qui ne fait que 42 pages, est pitoyable et sans ambition. Sur la question cruciale de la sortie du nucléaire, il laisse la porte ouverte à une nouvelle prolongation des réacteurs en 2025. Ce qui pour moi n’est qu’une demi-surprise, après analyse des dires de la Ministre, par exemple lors de deux émissions sur la radio de la RTBF du 28 mai (« À votre avis ») et du 12 septembre 2017 (« L'invité de Matin Première »).

Ce qui nous laisse quelques possibilités pour le devenir de la consultation publique sur le pacte qui avait été promise pour le mois de novembre. La première, la moins mauvaise, la plus honorable, mais hélas la moins probable : la Ministre fédérale reconnaît la faiblesse du document de travail et sa propre responsabilité dans ce retard invraisemblable et reporte la consultation à plus tard (de plus, elle devrait démissionner de son poste de Ministre). La deuxième : la Ministre reporte la consultation en faisant porter la faute par les gouvernements régionaux, ce que laisse présager le terme de « responsabilité collective » qu’elle a utilisé à propos du retard pris par ce dossier. Troisième possibilité : la Ministre maintient la date de novembre, ce qui donnera lieu à une consultation fantaisiste sur un plan fantaisiste qui, d’une part, risque d’ouvrir la porte à une nouvelle prolongation de certains réacteurs atomiques belges et, d’autre part, ne permettra pas à la Belgique de remplir ses engagements de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre et à propos du climat.

FL pour Kairos et Fin du nucléaire asbl

La fable de la méchante Corée du Nord 6 octobre 2017

La Corée du Nord, petite dictature régionale, où le chef rêve d’une dimension mondiale, est un Etat parfaitement banal qui s’efforce, comme les Etats-Unis ou feu l’URSS, comme la France, la Grande Bretagne, le Pakistan, Israël, etc., de grandir et de grossir. Entrer dans le club très select des Etats nucléaires est un moyen rapide et efficace[...]

L’irritation des grandes « puissances nucléaires » devant la présumée délinquance de la Corée du Nord n’est qu’un refus de la laisser entrer dans le club. Le droit est d’un côté puisque le crime est de l’autre côté, en face. Ce manichéisme infantile dissimule[...]

Nous vivons donc dans une gigantesque chambre à gaz radioactifs alimentée par les bombes atomiques, les centrales nucléaires même en fonctionnement normal et par les usines de retraitement, où les fuites sont innombrables, et Hanford, Sellafield, La Hague, les sites russes, Fukushima-Daïchi toujours en ruine, etc.

L’invention de la bombe atomique est aussi celle de l’être humain irradiable et irradié, c’est-à-dire un changement massif, mondial, universel, de statut. Du seul fait de l’existence des arsenaux nucléaires, « tout être humain est la cible actuelle d’une mise à mort atomique » potentielle. Du seul fait des milliers de tonnes de plutonium et de produits radioactifs existants, dispersés çà et là, « stockés » ou pas, « toute l’humanité future est déjà la cible des êtres-radioactifs »[...]

Lire l'entièreté de ce billet de Jean-Jacques Delfour publié dans La Libre (Jean-Jacques Delfour est essayiste, philosophe et professeur, auteur de « La condition nucléaire. Réflexions sur la situation atomique de l'humanité »).

Les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 : un risque inacceptable 9 septembre 2017

Notre infrastructure nucléaire vieillit rapidement. Ou est déjà dépassée. En maintenant les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 en fonctionnement, nous prenons des risques inacceptables déclare Walter Bogaerts, l’ancien directeur de Belgoprocess(1) et professeur à l’université de Gent et de Leuven, dans un billet d’opinion publié dans De Standard le 4 septembre 2017.

Selon lui, les preuves d’une prise de risque inacceptable sont incontestables. Les inspections de 2014 ont non seulement montré qu’il y avait plus de « microfissures » dans les cuves des réacteurs qu'en 2012, mais qu’elles étaient aussi plus grandes. Certaines fissures se sont agrandies jusqu’à atteindre une dimension maximale de 17,9 par 7,2 centimètres. Et il y en a beaucoup : 13.047 dans la cuve de Doel 3 et 3.149 dans la cuve de Tihange 2. Pour Doel 3, cela signifie que dans certaines parties de la cuve, on trouve plus de 40 fissures par décimètre cube. L'argument selon lequel elles ne font qu’à peine l’épaisseur d'une feuille de cigarette(2) n’a aucune valeur scientifique. Le réseau tridimensionnel qui compose l’acier et assure sa cohésion est rompu à l’endroit de ces fissures.

Walter Bogaerts considère que ces deux réacteurs n’ont aucun avenir : si l’AFCN(3) remplissait son véritable rôle de chien de garde nucléaire dans cette affaire et appliquait les principes fondamentaux de sureté nucléaire, ces deux réacteurs ne pourraient être qu’arrêtés et démantelés.

(1) Belgoprocess est une entreprise belge spécialisée dans le traitement, le conditionnement et l’entreposage provisoire des déchets radioactifs. Et aussi dans démantèlement des installations nucléaires et l’assainissement des bâtiments et terrains contaminés.
(2) et ne s’étendent que dans le sens du pourtour de la cuve. Pour rappel, ces fissures font quelques microns (millième de millimètre) dans le sens du rayon de la cuve et plusieurs centimètres dans les autres dimensions (le pourtour de la cuve), jusqu’à 18 cm.
(3) AFCN : Agence fédérale de contrôle nucléaire.

Source : http://www.standaard.be/cnt/dmf20170903_03051348
Traduction libre, notes et compléments : FL, Fin du nucléaire
Le billet d'opinion de Walter Bogaerts au format PDF, en néerlandais et la traduction en français (pour FDN, traduction : Kim Andringa).

L’illégitime industrie de l’atome 15 août 2017

Sans la Convention de Paris signée en 1960 par les dirigeants de 16 pays européens qui se sont entendus pour limiter la responsabilité civile de l’exploitant en cas d’accident, il n’y aurait pas d’électricité atomique en Europe, aucune assurance ne voulant couvrir le risque engendré par cette industrie.

En cas d’accident grave, toute la Belgique serait touchée, de même que les pays voisins, et le coût serait quasiment entièrement reporté sur le citoyen*. Une catastrophe nucléaire causerait la mort de dizaines de milliers de personnes, la maladie chez des centaines de milliers d’autres et compromettrait définitivement l’avenir de nos enfants. Des millions de personnes devraient abandonner leur foyer pour toujours.

* Plus de cinq milles milliards d'euros selon deux études allemandes différentes, pour un accident grave en Allemagne. Engie (Electrabel) est responsable à hauteur de 1,2 milliards d'euros, soit moins que le bénéfice que cette société engrange certaines années.

Les limites économiques de l’atome 13 juillet 2017

Fin juillet 2017, dans l’État de Caroline du Sud (USA), la construction de deux réacteurs atomiques a été abandonnée, bien qu’ils soient déjà à moitié construits et que plusieurs milliards de dollars aient déjà été investis. En cause, le retard et l’explosion des coûts du projet et l’impossibilité de trouver des investisseurs pour poursuivre le projet. À ceci, s’ajoute la faillite de Westinghouse(1), le concepteur du modèle de réacteur concerné, l’AP-1000, et la déroute financière de la société japonaise Toshiba qui avait racheté Westinghouse en 2006. Cette affaire pourrait bien annoncer la fin des deux seuls autres réacteurs étasuniens actuellement en construction (en Géorgie, également des AP-1000). Pour plus d’information, voir le site de Beyond Nuclear (en anglais).

Bien que les États-Unis soient toujours le premier producteur d'énergie atomique au monde avec une centaine de réacteurs, celle-ci ne représente que moins de 10 % de l’électricité étasunienne consommée. Depuis l'accident de Three Mile Island en 1979, ce secteur y est en perte de vitesse. Le dernier réacteur raccordé au réseau l’a été en 1996.

Cette situation n’est pas sans rappeler celle de la France et d’Areva, en quasi-faillite et soutenue à bout de bras par l’État français, avec la construction des réacteurs EPR de Flamanville et de Olkiluoto (Finlande) pour lesquels, à ce jour, le coût est passé de 3 à 10,5 milliards d'euros et dont on ne voit pas la fin des déboires (voir L’EPR « déraisonne » et Débâcle de l’atome français).

À quand l’abandon de la construction de ces réacteurs ?

(1) En mars 2017. Les sept réacteurs belges, comme bon nombre de réacteurs en service dans le monde, ont été construits sous licence Westinghouse.

L’EPR « déraisonne » 28 juin 2017

Une palanquée de spécialistes a été réunie, les 26 et 27 juin, pour examiner le dossier de la cuve et du couvercle du réacteur EPR de Flamanville, dont l’acier a été forgé à la va-comme-je-te-pousse par l’usine Areva du Creusot. Avec, à la clé, un enjeu crucial : si la cuve n’était pas validée, la fabrication d’une nouvelle pièce prendrait des années et coûterait plusieurs milliards à EDF.

Pour tenter de convaincre ce collège d’experts, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), chargé d’instruire le dossier, a dégainé cet argument merveilleux, laissant pantois les scientifiques présents : « [La cuve] présente la garantie, avec une raisonnable assurance, de l’absence de défauts inacceptables. »[...]

Lire la suite.

Chaîne humaine du 25 juin entre Tihange et Aachen : un succès témoignant de la centralité de la question nucléaire 25 juin 2017

La mobilisation que nous avons connue aujourd’hui est exceptionnelle avec la participation d’environ 50.000 manifestants parmi lesquels on notait la présence de nombreux jeunes Belges. Elle témoigne du retour de la question atomique au centre des préoccupations et annonce un véritable débat démocratique sur cette question. Les responsables politiques ne peuvent plus l’ignorer[...]

Lire la suite de ce communiqué de Fin du nucléaire (disponible en néerlandais  et  en allemand ).

Photo Collectif Huma, collectifhuma.com

83 millions d'Allemands et nous 20 juin 2017

Un courriel envoyé par Fin du nucléaire au journal GrenzEcho (Eupen).
La traduction en allemand

Madame, Monsieur,

Nous avons appris que vous avez publié deux articles à propos de la chaîne humaine antiatomique du 25 juin qui tendent à minimiser le rôle des activistes belges dans l’organisation de cette chaîne et à faire état d’une irritation des citoyens belges même antinucléaires par rapport à la place excessive que prendraient les Allemands dans cette manifestation.

Notre expérience du terrain, y compris dans la communauté germanophone, va totalement à l’encontre de telles déclarations. Jamais nous n’avons dû faire face à de telles réactions.

Bien entendu les Allemands sont plus nombreux que les Wallons à s’activer contre la centrale atomique de Tihange, mais quoi de plus normal ? En effet, les Allemands sont 83 millions, alors que les Wallons ne sont que 3,6 millions, mais tous sont menacés par la centrale de Tihange. Même en tenant compte de la population entière de la Belgique, en s’en tenant aux chiffres des populations, il serait normal que les Allemands soient environ 8 fois plus nombreux à manifester contre cette centrale.

Nous profitons de ce courrier pour vous faire part d’un communiqué de presse en allemand datant d’hier (voir ci-joint et http://findunucleaire.be/documents.htm#com).

Pour Fin du nucléaire,
Bernard Legros (enseignant et essayiste) et Francis Leboutte (ingénieur civil ULg), membres fondateurs de Fin du nucléaire.

Il y a eu pas mal de couilles ces derniers temps à Tihange et à Doel (Bouli Lanners) 16 juin 2017

Il y a eu pas mal de couilles ces derniers temps à Tihange et à Doel.
Et puis il y a eu une communication qu’on peut qualifier à tout le moins de nébuleuse de la part d’Electrabel et de notre ministre de l’énergie.
Que nous dit cette communication?
En résumé donc : On a d’abord des fissures, qui deviennent des microfissures, puis qui deviennent des fissures de 12 cm, puis qui redeviennent des microfissures, et puis finalement c’est pas grave.
Ensuite nous avons un terrain qui n’est pas assez stable pour supporter tout le poids de la centrale nucléaire. Puis finalement ça va quand même. C’est pas le terrain, c’est les normes qui ont changé. Mais finalement, quand même, aux normes d’aujourd’hui c’est pas top. Ce serait mieux s'il n’y avait pas de tremblement de terre. Difficile à garantir à 100% ça.
Et puis nous avons des matériaux qui sont fatigués par l’usure. Mais comme on prolonge la durée des centrales, les matériaux, ils seraient pas si fatigués que ça[...]
Lire la suite

Nouvelles fissures dans les cuves des réacteurs T2 et D3 16 juin 2017

Suite aux récents arrêts planifiés des réacteurs T2 (Tihange 2) et D3 (Doel 3) pour rechargement de combustible et inspection, Electrabel-Engie et l'AFCN (Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire) ont tout d'abord déclaré que les fissures présentes dans les cuves de ces deux réacteurs n'avaient pas évolué, tout en gardant secret les rapports d'analyse par ultrasons[...]

Lire la suite de ce communiqué de Fin du nucléaire (disponible en néerlandais  et  en allemand )

Le mensonge de l'indispensabilité du nucléaire 15 juin 2017

Depuis 2012 et suite à de nombreux incidents liés à des centrales vétustes de moins en moins fiables, la part de la production des réacteurs belges dans l’électricité consommée a fortement baissé ; en 2015, cette production d’électricité nucléaire est tombée sous les 30 % de la consommation(1).

Fermer les cinq plus vieux réacteurs revient à se passer de 4.000 MW de puissance nucléaire sur les 6.000 installés, soit pas beaucoup plus que les 3.000 MW dont la Belgique s'est passée pendant cinq mois fin 2014 (les réacteurs T2, D3 et D4), ni même que les 2.500 MW quasiment pendant toute l’année 2015 suite à l’arrêt des réacteurs T2, D1 et D3. Il faut rappeler ici l'expérience japonaise d'après la catastrophe de Fukushima : tous les réacteurs (plus de 50) ont été arrêtés pendant plusieurs années. Le Japon, avec une part du nucléaire de près de 30 %, était dans une situation comparable à la Belgique en ce qui concerne la part du nucléaire, avec le désavantage de ne pas avoir, comme en Belgique, des interconnexions électriques avec les pays voisins.

Moyennant quelques mesures d'économie, on peut certainement se passer de ces cinq réacteurs immédiatement ; et des deux restants avec des mesures plus drastiques et peut-être quelques problèmes à un moment ou l'autre. Mais que représenteraient-ils par rapport au risque encouru ?

(1) Selon les données de l’Observatoire de l’énergie du SPF Économie, la production nucléaire brute en 2015 était de 26,1 TWh, la production brute d’électricité totale de 70,6 TWh et l’importation nette d’électricité de 21,1 TWh : un rapide calcul établit la part des deux centrales nucléaires belges à 28,5 %. Pour l’année 2011, le même calcul conduit à une part de 52 %.

Source : site web de Kairos, Francis Leboutte.

Crime atomique 1er juin 2017

L’industrie atomique s’est construite d’une part sur le mensonge d’une source d’énergie abondante et sans danger et, d’autre part, sur d’incroyables passe-droits comme la Convention de Paris signée en 1960 par les gouvernements de 16 pays européens qui se sont entendus pour limiter la responsabilité civile de l’exploitant en cas d’accident. Sans cette Convention, il n’y aurait pas d’électricité atomique en Europe.

Des millions de malades et de morts, pendant des milliers d’années, c’est tout ce dont pourra se prévaloir cette industrie et les dirigeants qui auront rendu sa mise en œuvre possible.

À quand des lois et un tribunal pour juger du crime atomique ?

Source : Francis Leboutte, brève dans le journal Kairos n° 30 de juin-juillet 2017.