Fin du nucléaire

Einde van kernenergie
Ende der Atomkraft

Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 28
Le 15 juillet 2019

 

Sommaire

  • Réunion du CC (comité de coordination)
  • AG du samedi 8 juin
  • L'Écho des atomes
  • Agenda
  • À voir
  • Propositions de lecture

 

Réunion du CC (comité de coordination)

Invitation à tous les membres en ordre de cotisation à participer à cette réunion du CC de ce jeudi. Lire l'ordre du jour.

Les ordres du jour et les rapports de toutes les réunions sont disponibles ici : www.findunucleaire.be/lettre/pdf/

 

AG du samedi 8 juin

Le PV de l'AG, le rapport d’activité et le bilan financier sont disponibles dans ce dossier :
www.findunucleaire.be/lettre/pdf/AG/
 

L'Écho des atomes

Extrait de la page www.findunucleaire.be/echo.htm :

Engie-Electrabel reporte la « révision annuelle » de Tihange 112 juillet 2019

Selon une dépêche de l’agence Belga reportée dans plusieurs médias, « Engie Electrabel a reporté la révision annuelle de la centrale de Tihange 1 ». Elle débutera fin décembre, soit 6 mois plus tard que prévu, et durera 6 mois et demi.

En fait, il ne s'agit nullement d'une révision annuelle qui ne dure qu’environ 1 mois, mais de travaux lourds faisant suite à la décision de prolongation du réacteur de 40 à 50 ans par le gouvernement Di Rupo en 2012. Ces travaux auraient dû avoir lieu dès le 40e anniversaire de la mise en service du réacteur en 1975 et pas 4 ans plus tard. Ainsi, on les reporte une nouvelle fois au mépris de la sûreté déjà très écornée avec la prolongation en elle-même du réacteur qui aurait dû être arrêté après 30 ans de fonctionnement, comme prévu lors de sa conception. Notons aussi qu'il en va de même pour les réacteurs D1 et D2 prolongés à 50 ans par le gouvernement Michel en 2015 : les travaux de « mise à niveau » commenceront fin septembre pour une durée similaire, avec 4 ans de retard.

La chute de l'EPR21 juin 2019

L’EPR de Flamanville promu nouveau fleuron de la technique nucléaire française et toujours présenté comme le nec plus ultra par les nucléaristes n’en finit pas de chuter, espérons-le jusqu’à l’écrasement complet. En effet, l’Autorité de sûrete nucléaire (ASN) vient de contraindre EDF (Électricité de France) à refaire 66 soudures de traversée de la cuve du réacteur, ce qui retardera sa mise en service de 3 années supplémentaires, dans le meilleur des cas. Ce réacteur, dont le chantier avait commencé en 2007 et devait se terminer en 2012, s’il est jamais mis en service, aura donc au moins 10 ans dans la vue et coûtera plus de 15 milliards d’euros au lieu des 3,5 prévus. Les avatars de ce projet qui est le fruit du délire de quelques-uns, de la haute direction d’EDF à la présidence de la France en passant par le lobby puissamment intégré à l’administration de l’État, démontrent l’échec de la filière nucléaire et son inutilité pour l’approvisionnement en électricité de la France, comme des experts indépendants l’avaient affirmé bien avant le début du chantier.

Après la découverte des premières malfaçons de la cuve du réacteur (voir L’EPR « déraisonne », Le Canard enchaîné du 28 juin 2017), c’est cette volonté étatique soutenue par le vote d’une loi spéciale qui avait encore permis de passer outre aux défauts rédhibitoires du couvercle de la cuve du réacteur, couvercle qui, selon cette loi, doit cependant être remplacé en 2024. Au train où vont les ennuis de l’EPR, ce maquignonnage aura été inutile…

Tout ça ne va pas améliorer la situation financière de EDF, déjà dans le rouge depuis plusieurs années pour cause d’autres dérapages atomiques, du coût de la maintenance du parc vieillissant des réacteurs et du coût de l’électricité de l’éolien et du solaire, très inférieur à celui de l’atome. EDF ne va pas tarder à rejoindre Areva et Westinghouse, deux autres « grands » du nucléaire tombés en faillite récemment (voir l’histoire édifiante de l’AP-100, un autre fleuron occidental du nucléaire mort dans l’œuf). Macron et consorts ont cependant un plan d’affaires qui a déjà montré son efficacité : le démantèlement de EDF, la privatisation des activités rentables et la socialisation des pertes.
 

Agenda

Extrait de www.findunucleaire.be/agenda.htm :

Samedi-dimanche 27-28 juillet, Semel (Neufchâteau)

9e édition de La Petite Foire Alternative de Libramont.
Fin du nucléaire asbl y aura un stand.

La Petite Foire est un événement paysan, citoyen et associatif qui a la volonté de revaloriser les métiers paysans et artisans en tant que leviers de la transition sociale, économique et écologique. Des fermes et des artisans présentent leurs productions paysannes alimentaires, artisanales, intellectuelles et leurs dynamiques autonomisantes. Des associations militantes proposent des jeux, des animations, des démos, des questions ET des réponses. Mots-clés ? Engagements citoyens, accès à la terre, recyclage, OGM, productions paysannes, création d’activités paysannes, éco-construction,…
Plus d'information : lapetitefoire.lemap.be

Samedi 31 août et dimanche 1er septembre, de 11 h à 19 h, Liège

Fin du nucléaire tiendra un stand à Retrouvailles.
Au parc de la Boverie.
Plus d'information sur le site de Retrouvailles.
 

À voir

Extrait de la page www.findunucleaire.be/documents.htm#ecoutervoir :

  • Contre le nucléaire et pour la décroissance, le combat de Bouli (5 minutes, sur YouTube).
  • Produit par l’association CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité) et réalisé par Cris Ubermann, le film « Invisibles Retombées », s’appuie sur les missions conduites par le laboratoire de la CRIIRAD au Japon pour rendre palpable cette radioactivité invisible et les conséquences pour les populations touchées par les retombées. Il rend compte des rencontres avec les habitants des zones contaminées et des mesures des niveaux de radiation effectuées à leur côté.
    Dans sa version sur Youtube, le film est découpé en 4 séquences d’une dizaine de minutes.
  • Tchernobyl
      • La série télévisée « Chernobyl » (5 épisodes d'environ heure) qui montre la réalité effroyable d'une catastrophe nucléaire et est devenue en quelques mois le plus grand succès du genre et un véritable phénomène culturel mondial : sur France Culture, écouter l'émission « Chernobyl : pourquoi un tel succès » avec Galia Ackerman et Frédérick Lemarchand.
        Cette série fait l’impasse, c’est voulu ou non, sur les pressions exercées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et les États occidentaux, la France en tête, pour cacher les conséquences dramatiques de l’accident et mettre en place des campagnes de « normalisation » des zones très contaminées et toujours habitées, représentant grosso modo une superficie égale à 5 fois celle de la Belgique. Comme contribution à cette campagne de désinformation, l’AIEA et d’autres organismes ont publié des rapports mensongers sur le nombre de victimes et l’étendue de la pollution radioactive.
      • Pour ce qui est des décennies et des siècles qui ont suivi et suivront la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, cette série est à compléter par le film documentaire « Tchernobyl, le monde d'après » de Yves Lenoir et Marc Petitjean (2018)
         

Propositions de lecture

 

Pour le comité de coordination de Fin du nucléaire,
Francis Leboutte

Fin du nucléaire, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be
info@findunucleaire.be
T. : 04.277.06.61

Les archives de la lettre des membres : www.findunucleaire.be/lettre