Fin du nucléaire asbl
 Einde van kernenergie vzw
 Ende der Atomkraft asbl

Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 35
Le 15 juillet 2020

 

Chères membres, chers membres,

Après cette période de confinement hors norme, votre ASBL préférée reprend ses activités normales, définitivement nous l’espérons, de même que nous espérons vous retrouver en bonne santé dans la « vraie vie ». Et pourquoi pas, les 5 et 6 septembre à Retrouvailles à Liège où FDN tiendra un stand ? Venez nous voir ou même nous aider à le tenir (cette année, nous partageons le stand avec le Collectif stop5G.be).

Sommaire

 

Réunion du CC (comité de coordination)

Invitation à tous les membres en ordre de cotisation à participer à cette réunion du CC de ce jeudi. Lire l'ordre du jour.

Les ordres du jour et les rapports de toutes les réunions sont disponibles ici : www.findunucleaire.be/lettre/pdf/

Il faut une nouvelle consultation publique pour la gestion des déchets radioactifs

La consultation publique de l’ONDRAF sur la destination finale des déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie est illégitime et juridiquement contestable. C’est le sens de la réponse communiquée ce 10 juin à l’ONDRAF par les quatre associations citoyennes soussignées : Les Amis de la Terre Belgique, Fin du Nucléaire, Grappe et RESCOOP.

Un argumentaire a été établi par le conseiller juridique des 4 associations, argumentaire qui sera utilisé devant le Conseil d'État le cas échéant.

Lire le communiqué du 10 juin (disponible en français, néerlandais et allemand) et l’argumentaire

Avis sur la proposition de résolution pour la prolongation des réacteurs nucléaires

En décembre 2019, la NVA a déposé une proposition de résolution pour la prolongation de réacteurs nucléaires après 2025 (des réacteurs qui auraient 40 ou 50 ans de fonctionnement à cette date, soit 10 ou 20 ans de plus que prévu à l’origine). Ce projet de résolution a été examiné au sein de la Commission de l’énergie, de l’environnement et du climat de la Chambre des représentants. Dans ce cadre, la Commission a demandé un avis écrit à Fin du nucléaire asbl. Cet avis a été rendu le 9 juin 2020 et est disponible en français, néerlandais et allemand. Le vote en Commission n’interviendra pas avant fin septembre 2020.

Recevoir les communiqués dès leur diffusion

Pour recevoir les communiqués dès leur diffusion, vous pouvez vous abonner à lettre des communiqués (il y en a deux en fait, une pour les communiqués en français, l’autre pour ceux en néerlandais).

Réponse à Arnaud Ruyssen (RTBF)

En janvier 2020, Arnaud Ruyssen avait invité un représentant de FDN à l’émission CQFD en même temps que la ministre de l’Énergie. Le lendemain de l’émission, il a publié sur le site web de la RTBF un article « Fact checking : quel bilan carbone pour l'énergie nucléaire ? » à propos des émissions de CO2 de la filière nucléaire. En réunion du comité de coordination il avait été souhaité qu’une réponse lui soit apportée ce qui a été finalement fait le 18 juin. Lire la réponse.

L'Écho des atomes

Extrait de la page www.findunucleaire.be/echo.htm

Remous autour de la sortie du nucléaire14 juillet 2020

Ce 1er juillet, la commission de l’Énergie du parlement à voté à une large majorité(1) une proposition de résolution sur le financement du mécanisme de rémunération de capacité (CRM), mécanisme qui doit permettre de subsidier la construction de nouvelles centra­les à gaz qui seraient nécessaire à la sortie du nucléaire en 2025, selon Elia(2) du moins. Selon cette proposition de résolution(3), le CRM sera financé via les tarifs d’Elia et donc finalement par les ménages et les entreprises. La résolution prévoit qu’une partie du surcoût sera pris en charge par un fonds spécial alimenté notamment par « les recettes de nouvelles mesures ambitieuses de lutte contre la fraude ». En hauts lieux, aurait-on enfin trouvé une bonne raison de mettre cette lutte en place ?

Certains présentent ce vote comme historique et l’assurance de la sortie du nucléaire en 2025, mais on peut aussi le voir comme la mise en place d’une pompe à fric au bénéfice des producteurs d’électricité, car il n’est pas du tout sûr que le CRM soit une nécessité en cas de respect du calendrier de sortie du nucléaire en 2025, comme décrit dans l’« Avis sur la proposition de résolution pour la prolongation des réacteurs nucléaires » de Fin du nucléaire ASBL. C’est aussi ce qui transparaît dans le mémorandum de la CREG(4) de ce 9 juillet, « à l’attention du formateur pour le gouvernement fédéral » (page 13) :

« Afin de s’assurer que la mise en œuvre du CRM réponde à un réel besoin en matière de sécurité d’approvisionnement, la CREG demande au futur Gouvernement :

- qu’une nouvelle étude d’adéquation – ou, à tout le moins, une mise à jour de l’étude d’adéquation de juin 2019 – soit réalisée par le gestionnaire du réseau, en faisant application les méthodologies européennes adoptées par l’ACER (5) et en tenant compte des remarques formulées par la CREG en juillet 2019, et ce, avant la première instruction ministérielle d’organiser une mise aux enchères CRM ».

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(1) Les sept groupes politiques qui ont voté en faveur de la résolution : MR, Open VLD, PS, SP.A, CD&V, N-VA et Écolo-Groen. Le PTB a voté contre, les autres partis se sont abstenus.
(2) Elia est le gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension belge (30 000 à 400 000 volts), une entreprise privée dont le bénéfice net était de 216,6 millions d’euros en 2017 (Belgique et Allemagne).
(3) Elle doit être votée à la Chambre prochainement ce que sera le cas sans aucun doute. Mais elle doit recevoir l’aval de la Commission de l’UE et être mise en œuvre par le prochain gouvernement.
(4) CREG : la Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz est l’organisme fédéral pour la régulation des marchés de l’électricité et du gaz naturel en Belgique.
(5) ACER : L’Agence de coopération des régulateurs de l’énergie coordonne au niveau européen le travail des autorités de régulation nationales.

 

Sécurité de l’approvisionnement en électricité28 mai 2020

CRM et prolongation de réacteurs en 2025

Dans le cadre de la sécurité d’approvisionnement en électricité de la Belgique, et donc des projets de CRM (mécanisme de rémunération des capacités de production d’électricité pour « aider » les opérateurs et investisseurs) et de prolongation de réacteurs nucléaires (projet de loi de la NVA de décembre 2019), le PTB a déposé le 12 mai un projet de loi basé sur les critiques de la CREG(1) à propos du besoin de nouvelles capacités en 2025 évaluées par Elia(2) et qui seraient de 3,9 GW (selon son étude du 28 juin 2019, « Adequacy and flexibility study for Belgium 2020 – 2030 »).

Selon la CREG, l’étude d’Elia serait biaisée et nous n’aurions besoin ni de la prolongation de deux réacteurs ni de ce mécanisme de CRM, un montage qui pourrait coûter aux citoyens jusqu’à 14,1 milliards de € (940 millions par an pendant 15 ans) – coût nominal (celui que le citoyen aurait à payer). La ministre Marghem a communiqué sur un coût de 5,2 milliards, mais cette estimation faite par le cabinet PwC est un coût actualisé – converti en coût nominal cela ferait près de 10 milliards ce qui correspond de fait au bas de la fourchette de l’estimation de la CREG. On aurait là une bonne raison de plus de ne pas faire de cadeaux aux opérateurs et investisseurs (Engie et autres) toujours prêts à demander le beurre et l’argent du beurre.

La proposition de loi du PTB est simple : vu le contexte de l’arrêt imminent des réacteurs (les premiers, Doel 3 et Tihange 2 seront mis à l’arrêt dans moins de 3 ans) et le projet de CRM actuellement soumis à l’approbation de la Commission européenne, cette proposition ne fait que demander l’évidence, soit une actualisation immédiate de la dernière étude d’Elia qui prenne en compte les critiques de la CREG, sans attendre 2021 pour ce faire (Elia est chargé de faire une telle étude tous les 2 ans, l’échéance est donc 2021 après celle de 2019).

(1) CREG : La Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz est l’organisme fédéral pour la régulation des marchés de l’électricité et du gaz naturel en Belgique.
(2) Elia est le gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension de 30 000 à 400 000 volts, une entreprise privée.

Tchernobyl : 34 ans26 avril 2020

Les documents ci-dessous ne reflètent pas nécessairement le point de vue de Fin du nucléaire asbl

Nucléaire : nous n’enterrons ni leurs déchets, ni notre démocratie !

Le 26 avril 1986 débutait la catastrophe de Tchernobyl. Trente quatre ans plus tard, les incendies qui se sont propagés depuis le début du mois autour du sarcophage dans lequel est enfermé son démon nous rappellent qu’aucun dispositif de confinement n’est à la hauteur des menaces perpétuelles que fait peser sur nous le nucléaire. Tandis que les fumées ukrainiennes se propagent, les experts se veulent rassurants sur leur niveau de radiations, trop faible pour causer un danger à la santé à long terme. Notre vigilance devrait néanmoins se porter sur une autre menace, bel et bien réelle : celle de l’enfumage par lequel, en ce moment, en Belgique, le lobby du nucléaire tente d’exploiter la crise sanitaire en cours pour renaître de ses cendres.

Début avril, moins de 3 semaines après le début du confinement, l’ONDRAF (organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies) annonçait le lancement d’une enquête publique portant sur le plan de gestion à long terme des déchets nucléaires[...]

Distanciation sociétale : mauvais timing pour la consultation publique belge sur le sort des déchets hautement radioactifs7 avril 2020

Distanciation sociétale : mauvais timing pour la consultation publique belge sur le sort des déchets hautement radioactifs
Extrait de cette publication de Céline Parotte :

[...]on sait que l’ONDRAF a l’obligation légale (loi du 13 février 2006) de se livrer à une nouvelle consultation publique invitant les populations belges et transfrontalières à s’exprimer sur le traitement à long terme de ces déchets en Belgique. Chez les personnes qui suivent de près cette question, on attendait donc cette consultation publique depuis un moment, même si on ne savait pas quand elle aurait lieu, ni sur quoi elle porterait précisément. Une partie du suspense a pris fin récemment. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le timing surprend. La grande annonce publiée sur le site de l’ONDRAF le premier avril n’était pas un poisson et laisse assez perplexe : nous sommes tou.te.s invité.e.s à donner notre avis sur la gestion des déchets hautement radioactifs entre le 15 avril 2020 et le 13 juin 2020. Mais nous devrons encore attendre une dizaine de jours avant de pouvoir accéder aux documents qui feront l’objet de cette consultation. Ensuite, nous aurons seulement deux mois pour les comprendre, se les réapproprier et les commenter par écrit. Mais dans quelles conditions le pourrons-nous ? [...]

Mise à jour du 1er mai 2020 : voir cette proposition de réponse au « formulaire » de la consultation de l'ONDRAF.

Virus et radioactivité : prenons le temps de comparer ! 7 avril 2020

En mars 2011, des milliers de Japonais se sont retrouvés confinés dans un rayon entre 20 et 30 km autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi. Aujourd’hui, en tant que confinés, on peut se rendre compte de ce qu’ont vécu ces gens pris au piège de l’évènement que personne n’avait prévu. Et, puisqu’aujourd’hui on a le temps et l’expérience, profitons-en pour réfléchir à ce que signifie être confiné en cas de catastrophe nucléaire.

La suite de cet article de Philippe Looze sur le blog Fukushima.

 

 

Pour le comité de coordination de Fin du nucléaire,
Francis Leboutte

Fin du nucléaire, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be
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T. : 04.277.06.61

– Les archives de la lettre des membres : www.findunucleaire.be/lettre
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