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Fin du nucléaire |
Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 3
Le 3 avril 2017
Sommaire– Réunion du CC (comité de coordination)
– Actions de distribution du tract FDN-Chaîne humaine
– Plainte de FDN à la Cour d'État
– Pollution de l'Europe par de l'iode radioactif
– Agenda
Vous trouverez ci-joint l'ordre du jour de la prochaine réunion du CC qui aura lieu le mercredi 5 avril à 18 h à Barricade, de même que le PV de la réunion précédente.
Notez qu'à partir du mois de mai les réunions auront lieu tous les 3e lundis du mois, même heure, même endroit.
Dans les jours et semaines qui viennent, diverses actions de distribution se feront à Liège, au centre ville, à l'ULg et devant la gare des Guillemins. Pour participer, merci de le faire savoir en répondant à cette lettre. N'hésitez pas à organiser des distributions ailleurs si vous n'habitez pas en région liégeoise.
Le tract (A4) comporte au recto un argumentaire pour la fermeture des réacteurs atomiques et, au verso, une affiche pour la promotion de la chaîne humaine du 25 juin.
Il est disponible en quantité à l'ASBL Barricade, rue Pierreuse 21, 4000 Liège (du lundi au vendredi, de 12h30 à 18h30 et le samedi, de 13h30 à 18h30) et, au format PDF, à la rubrique Matériel promotionnel de la page Document du site web de FDN.
L'affiche seule est de même disponible à Barricade (A4 et A3) et au format PDF sur le site web.
Notre avocat étudie actuellement la possibilité de déposer une plainte à la Cour Constitutionnelle à propos de la loi de décembre 2016 modifiant la loi concernant la responsabilité civile de l'opérateur (Engie-Electrabel).
À noter que cette responsabilité est limitée par la loi à 1,2 milliards d'euros, soit peu de chose par rapport aux bénéfices d'Engie qui étaient de 84 milliards en 2010, pour un chiffre d'affaire de près de 9.000 milliards (la rente d'Engie pour l'exploitation des centrales atomiques belges représentant à elle seule près du double du montant maximum de la responsabilité). C'est encore beaucoup moins que ce que pourraient représenter les dommages d'un accident grave qui ont été estimés à plus de 5.000 milliards par deux études allemandes dans le cas de l'Allemagne. La densité de population et du tissu industriel étant plus élevée en Belgique, ce montant y serait encore plus élevé.
De plus on ne peut tout chiffrer : comment par exemple chiffrer les conséquences sur la santé et la nature qui se feront sentir durant des milliers d'années (par exemple, 80 % des enfants en mauvaise santé aujourd'hui dans des nombreuses régions du Belarus, le pays voisin de Tchernobyl) ?
Si cette responsabilité n'était pas limitée comme cela devrait l'être, le kWh produit par un réacteur atomique serait hors de prix. Il est évident que la production d'électricité atomique n'aurait jamais dû voir le jour ni être prolongée et qu'elle est le résultat d'une politique qui ne peut être qualifiée autrement que de criminelle. La seule solution est d'arrêter les réacteurs au plus vite, les 3 réacteurs les plus vieux (plus de 40 ans) et les deux dont les cuves sont fissurées devant l'être immédiatement.
Vous êtes sans doute au courant de cette pollution par de l'iode radioactif et d'autres radionucléides de même que des informations parfois très alarmistes ayant circulés sur le web à ce propos (« Fukushima bis »).
Le 24 octobre 2016, le réacteur de recherche de Halden en Norvège s'est retrouvé dans état instable ce qui a provoqué des rejets de radioactivité dans l'atmosphère. Le réacteur a pu être arrêté de même que les rejets. La quantité totale des rejets sur l'année 2016 serait restée inférieure à ce que ce réacteur est autorisé chaque année. À noter cependant que cette quantité autorisée est largement supérieure à la limite autorisée pour un réacteur de production dont la puissance est bien plus grande ; sans doute prix à payer pour la « recherche »...
D'autre part, en janvier 2017, de l'iode radioactif a été détecté dans l'atmosphère au-dessus de plusieurs pays d'Europe, en Pologne en particulier, à un faible niveau. L'origine de ces rejets n'est pas connu à ce jour et, vu la courte demi-vie de l'iode radioactif (8 jours pour l'iode 131), elle ne peut être liée ce qui s'est passé à Halden.
Même si les rejets de Halden sont restés sous les seuils autorisés (ce qui doit être confirmé, l'agence de sureté norvégienne n'ayant pas été très claire sur le sujet), il faut savoir que toute dose de radioactivité est nocive contrairement à ce que laissent penser les établissements d'un seuil de rejet pour un réacteur et du seuil légalement admissible pour le rayonnement ionisant absorbé par un humain. Autrement dit, toute dose est poison, y compris les « faibles doses » de rayonnement ionisant, c'est-à-dire celles qui n'ont apparemment pas d'effet immédiat.
Voir findunucleaire.be/agenda.htm
Pour Fin du nucléaire,
Francis Leboutte, membre fondateur
Fin du nucléaire, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be
info@findunucleaire.be
T. : 04.277.06.61
Les archives de la lettre des membres : www.findunucleaire.be/lettre