Fin du nucléaire asbl
 Einde van kernenergie vzw
 Ende der Atomkraft asbl

Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 40
Le 4 janvier 2021

 

Bonjour,

Tout d’abord, je vous rappelle l’invitation à l’AG ordinaire du samedi 6 février 2021 que vous pouvez retrouver ici avec l’ordre du jour et quelques autres informations : https://findunucleaire.be/lettre/2020-11-22.htm

En particulier, comme indiqué dans l’invitation, n’oubliez pas de, avant le 10 janvier inclus :

D’autre part :

Sommaire

Lettre de FDN à l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire, France)

Extrait de la lettre envoyée par FDN au directeur de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) :

Ayant incidemment pris connaissance de la consultation publique de l’ASN à propos de son projet de décision sur la poursuite de fonctionnement des réacteurs français de 900 MWe au-delà de 40 ans, disponible sur son site web (www.asn.fr/…), je constate que cette consultation est en infraction avec la convention d’Espoo sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière et de la convention d’Aarhus sur la participation du public en matière d’environnement.

Cette exigence légale a été confirmée par la Cour de justice de l’Union européenne en 2019 dans un cas tout à fait similaire, celui de la prolongation des réacteurs belges D1 et D2 (eur-lex.europa.eu/…).

En conséquence, je vous prie de mettre en place une nouvelle consultation qui respecte les directives européennes et le droit international.

Sécurité de l’approvisionnement en électricité en Belgique (en cas d’arrêt du nucléaire)

Extrait de la page du site de FDN L'Écho des atomes :

L’Umweltinstitut de Munich a publié en octobre 2020 une étude intitulée « Sécurité de l’approvisionnement en électricité en Belgique » disponible en français, néerlandais et allemand. La conclusion de l’analyse :

La fermeture immédiate des réacteurs Doel 1 et 2 n’aurait pas d’incidence négative sur la sécurité de l’approvisionnement en Belgique. L’augmentation de la capacité d’alimentation en électricité de manière constante au cours des quatre dernières années peut non seulement compenser la perte de capacité des deux réacteurs, mais elle peut aussi compenser l’arrêt d’un réacteur supplémentaire. Avec l’arrêt de trois réacteurs nucléaires, le niveau de sécurité d’approvisionnement en Belgique correspondrait à celui de 2016. Sur la base d’un bilan de puissance pour le secteur belge de l’électricité, il est clair que même une sortie complète du nucléaire serait possible tout en maintenant les capacités actuelles d’importation d’électricité. La nouvelle ligne à haute tension entre l’Allemagne et la Belgique (ALEGrO), dont l’achèvement est prévu pour la fin de 2020, apporterait un soulagement supplémentaire à la situation de l’approvisionnement. Cependant, cette nouvelle ligne n’est pas nécessaire pour une sortie du nucléaire.

En outre, il existe d’autres instruments qui peuvent être activés rapidement et qui permettraient d’éviter une panne générale en cas d’urgence : gestion de la consommation, mesures d’économie et, en dernier recours, ce qu’on appelle le délestage.

Entre-temps, les centrales nucléaires belges sont également devenues si peu fiables qu’elles mettent en danger la sécurité de l’approvisionnement au lieu de la renforcer. Les pannes imprévues sont de plus en plus fréquentes et, avec elles, des situations dans lesquelles une grande quantité d’électricité doit être fournie immédiatement pour compenser – une lourde charge pour le système électrique belge. Les facteurs de stabilisation sont principalement attribuables aux énergies renouvelables. Leur croissance au cours des dernières années peut compenser une partie de l’énergie nucléaire. Cependant, l’inverse est également vrai : plus on ferme de centrales nucléaires, plus on crée de possibilités pour les énergies renouvelables. Les investissements, notamment dans les centrales éoliennes, augmenteront alors à nouveau. Pour cette raison également, une sortie rapide du nucléaire en Belgique assurerait une plus grande stabilité du secteur de l’électricité.

Pétition pour la ratification par la Belgique du Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN)

FDN est membre de la nouvelle plateforme nonukes.be. Extrait de la rubrique pétition du site de FDN :

Pour le retrait des bombes atomiques étasuniennes du sol de la Belgique déployées à Kleine Brogel, pour bannir les armes nucléaires dans le monde et la signature et pour la ratification par la Belgique Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) qui prendra effet le 22 janvier 2021, cinquante pays l’ayant ratifié (voir cette carte blanche du 26 octobre 2020).
Trois pétitions (une pétition nationale et deux internationales) à signer sur nonukes.be.

 

Le comité de coordination de FDN vous souhaite ses meilleurs vœux pour l’année 2021 et de prendre bien soin de vous et de vos proches.
Cordialement, pour le CA de FDN,
Francis Leboutte

Fin du nucléaire, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be
info@findunucleaire.be
T. : 04.277.06.61

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