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Fin du nucléaire |
Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 21
Le 17 octobre 2018
Bonjour,
Comme les précédentes, cette journée s’écoule tranquillement malgré six réacteurs atomiques sur sept à l’arrêt. Cela ne veut pas dire que nous n’aurons pas la surprise de quelques soirées d’hiver sans pollution lumineuse... : voir le communiqué de Fin du nucléaire ci-dessous, publié le 4 octobre.
La campagne « STOP compteurs communicants » prend forme, le site web et le compte bancaire pour les dons sont en place. Un tract (A5) et une affiche (A4) sont disponibles. Toutes les infos ci-dessous, de même qu’une mise au point en réponse à cette question fréquente : « Pourquoi Fin du nucléaire s’est-il emparé de cette problématique ? ».
Merci de diffuser ces informations dans votre réseau.
Sommaire
– Réunions du CC (comité de coordination)
– La débâcle du nucléaire annoncée, présente et à venir
– STOP compteurs communicants
– Mise au point
– Agenda
– À lire, à voir
Lire l'ordre du jour de la réunion de jeudi.
Les ordres du jour et les rapports de toutes les réunions sont disponibles ici : www.findunucleaire.be/lettre/pdf/
Communiqué de FDN du 4 octobre 2018
Nous le savons, les sept réacteurs nucléaires belges sont amortis depuis longtemps, 20 ans après leur mise en service(1), dûment payés par les consommateurs via des factures d’électricité élevées, sans qu’il n’y ait jamais eu de débat de société sur ce choix énergétique, ni sur son mode de financement à marche forcée. Grâce à ces réacteurs payés par les consommateurs, à partir de 1995 et plus encore de 2005, Engie-Electrabel(2) a engrangé des bénéfices plantureux. Avec la bénédiction des gouvernements belges successifs, qui, jouant à fond le jeu de la libéralisation du marché de l’énergie, n’en ont récupéré qu’une petite part, pour combler des déficits budgétaires...
Ce n’est pas tout. Depuis la mise en œuvre de la filière nucléaire, celle-ci a profité de toutes sortes de largesses, à commencer par l’accaparement d’une partie importante des budgets publics de recherche. Les provisions pour le démantèlement des centrales et le stockage des déchets sont insuffisantes et leur gestion sujette à caution, 75 % de ces montants étant recyclés par Electrabel pour investissement propre : ils seraient perdus en cas de faillite. Aucune rémunération pour le risque d’accident nucléaire majeur n’est prélevée, bien que le coût d’un tel accident pourrait dépasser les 5.000 milliards d’euros, alors que la responsabilité d’Engie-Electrabel est limitée à 1,2 milliards(3). Terminons par un exemple tout récent : la ministre de l’énergie a attribué 10 millions d’euros à des projets de recherche nucléaire, pris dans un fonds de 28 millions attribué à la transition énergétique(4).
Tant les dirigeants d’Engie-Electrabel que ceux du pays ont considéré ces réacteurs comme une vache à lait personnelle qui durerait éternellement, malgré les avertissements d’associations citoyennes et de quelques rares représentants politiques. En 2005, dans un document émanant d’un groupe d’associations écologistes, on lisait :
« Ce sont les responsables politiques qui seront au pouvoir entre aujourd’hui et 2015-2025 qui détermineront si la loi de sortie du nucléaire de 2003 sera effectivement mise en œuvre. Pour cela, ils doivent dès aujourd’hui mener une politique active pour que les 50 % d’électricité d’origine nucléaire dans notre pays ne soient plus nécessaires ou soient produits autrement. Ceci ne pourra être réalisé que grâce à des choix réfléchis : [...]
Lire la suite (disponible aussi en PDF pour imprimer et en néerlandais et allemand).
Extrait d'un tract disponible sur www.stopcompteurscommunicants.be :
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La Wallonie et la Région bruxelloise s’apprêtent à déployer des compteurs communicants (électricité, gaz) aux conséquences désastreuses pour notre santé, notre liberté, notre environnement naturel et notre portefeuille.
Selon les textes de loi votés en juillet 2018, personne ne pourra éviter ce changement.Le compteur communicant est un compteur électronique d’électricité, de gaz ou d’eau. Il est contrôlé à distance (par exemple, pour couper un compteur électrique) et transmet des données de consommation individuelles à un centre de données et de gestion.
Un citoyen sous contrôle
Les données collectées par ces compteurs permettent d’établir un profil précis des modes de vie des consommateurs et pour-raient être revendues à des tiers, piratées ou utilisées pour fliquer le citoyen.
Le consommateur serait sous la coupe du gestionnaire de réseau en dehors de tout contrôle démocratique et juridique.Un impact sur la santé
Ces systèmes génèrent une forte pollution électromagnétique supplémentaire, du fait de la communication entre les compteurs et le centre de données et de gestion, soit par CPL (courant porteur en ligne) et micro-onde, soit par micro-onde uniquement.
Avec des conséquences sanitaires passées sous silence, mais néfastes pour les êtres humains, notamment les enfants, très sensi¬bles, et tous les êtres vivants.Un impact sur le climat
Le système des compteurs communicants consomme beaucoup plus d’énergie et
de matière que le système qu’il devrait rem¬placer, à l’opposé de l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre : fabrication de composants électroniques et de l’infrastructure, courte durée de vie des compteurs et fonctionnement des compteurs et de l’infrastructure.Cher, très cher
Un investissement de plusieurs milliards d’euros et des frais de fonctionnement et de maintenance très élevés, évidemment à charge du consommateur.
Tout profit pour les fabricants et les gestionnaires de réseau.Aidez-nous* à déposer des recours contre les législations du déploiement des compteurs communicants, en Wallonie et à Bruxelles.
* Le collectif STOP compteurs communicants réunit plus d’une dizaine d’associations.Pour plus d’information et faire un don : www.stopcompteurscommunicants.be
Adresse bancaire :
– STOP compteurs communicants
– BE94 3631 8007 7914
– Communication : une adresse courriel de contact
La réponse à cette question fréquente, « Pourquoi Fin du nucléaire s’est-il emparé de la problématique des compteurs communicants ? », se trouve dans cet extrait des statuts de l'association :
« Dans cette perspective et dans celle d’une société durable et de la lutte contre le réchauffement climatique, l’association entreprendra une réflexion sur l’utilisation de l’énergie en Belgique et dans l’UE où la consommation moyenne nette d’énergie dépasse les 15 litres d’équivalent-pétrole (150 kWh) par jour et par habitant, ce qui est bien évidemment insoutenable.
Les membres donnent mandat à l'association de défendre, en leurs noms, leur droit à un environnement sain et sûr, pour eux-mêmes et les générations futures. »
Mardi 23 octobre, Mons (Hainaut)
Conseil communal : interpellation du Collège communal sur le plan d'urgence en cas d'accident atomique.
Par Sophie Dochain.Jeudi 25 octobre, Flémalle
Conseil communal : interpellation du Collège communal sur le plan d'urgence en cas d'accident atomique.
Par Silvana Agnelli.Samedi 17 novembre, 17 h, Marche (WEX)
Objets connectés, compteurs communicants et économies d'énergie : vraies ou fausses bonnes idées ?
Conférence-débat avec Guerrino Barp, membre de Fin du nucléaire asbl.
La révolution numérique nous amène à être de plus en plus connectés, informés… et suivis. Quels sont les impacts connus, envisagés, prévisibles de cette hyper-connexion tant au niveau environnemental, santé et vie privée ? Les enjeux sont importants et méritent d’être débattus. Tous connectés, tous pistés et impactés : choix ou fatalité ?
Au salon WEX de Marche-en-Famenne.Les anciennes annonces : voir https://findunucleaire.be/agenda-ancien.htm
Pour le comité de coordination de Fin du nucléaire,
Francis Leboutte
Fin du nucléaire, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be
info@findunucleaire.be
T. : 04.277.06.61
Les archives de la lettre des membres : www.findunucleaire.be/lettre